Un des meilleurs jeux de rôles que nous a offert les équipes de Sony Entertainement, pendant la période de Noël de l'année 2000, mêlant intrigue sortant partiellement des sentiers battus et système de combat dynamique et original, et tout cela sur notre bonne vieille Playstation première du nom.
Graphismes: N'oublions pas l'âge des pixels de ce jeu, bien que de nos jours ils semblent moyens. Le jeu bénéficie de décors précalculés qui rendent assez bien, dans des environnements très variés, plus ou moins grands, mais très majoritairement originaux, avec un bon travail au niveau de la lumière. Diversité que l'on retrouve dans les choix des couleurs, bien souvent nuancées. Mais les personages ne sont pas aussi beaux à cause des gros problèmes d'aliasing, omniprésents. Pourtant, les infographistes ont passé du temps à détailler les costumes des personnages, avec un accoutrement qui colle parfaitement à la personnalité de chacun des protagonistes et dont les tons renvoient directement à l'élément que représentent leurs dragons, une fois transformés en Dragoon (pour plus de détails, voir "scénario").
Jouabilité: On n'a pas à parler de problèmes de caméra dans un RPG au tour par tour comme celui-ci. Ils sont inexistants, d'autant plus que lors des combats, on peut changer d'angle de vue avec le bouton R2. Les commandes sont classiques, avec un bouton pour confirmer, un pour annuler, un pour ouvrir le menu, les flèches pour marcher et le joystick pour courir. Là où se situe l'intérêt est dans le système de combat. Lors d'une bataille, on peut fuir, utiliser un objet, se défendre tout en regagnant 10% des HP Max d'un perso. Normal, avec un peu de changement. Et l'attaque? Voilà le bon point du jeu. Avant le combat, on choisit une combo. Une fois face à l'ennemi, on sélectionne l'icône "attaquer". Notre personnage fonce sur l'ennemi, et le dynamisme intervient: un carré bleu apparaît sur l'adversaire, accompagné d'un carré plus grand mais de la même couleur. Ce second se rétrécit à l'approche du premier, et il faut presser le bouton X pile au moment où ces deux carrés se confondent. Cela permet d'asséner un second coup à l'ennemi, et cela de une à sept fois, selon la combo et le héros. Mais parfois, un adversaire contre l'attaque, et les carrés deviennent rouges. Et devinez quoi? il faut appuyer sur O au lieu de X, sous peine d'être endommagé par le contre et stoppé dans son attaque. Je vous assure que cela vous fait une petite séance de gymnastique digitale, car comme vous vous en doutez, on a parfois presque trois secondes entre deux coups, et parfois à peine une, ce qui nécessite un temps d'adaptation. Ces combos évoluent: elles augmentent leurs niveaux toutes les vingt combinaisons réussies, jusqu'au niveau cinq, augmentant ainsi les dégâts générés par un enchaînement réussi et/ou le nombre de SP gagnés dans les mêmes conditions. SP ? Spiritual Points, qui servent à se transformer en Dragoon où vous n'avez que 2 choix: attaquer en appuyant jusqu'à 5 fois au bon moment sur X et occasionner des dommages à l'ennemi, ou utiliser de la magie, offensive, parfois défensive et plus rarement curative. Une sixième commande apparaît lorsque vos trois personnages ont leur(s) barres de SP sont remplies au maximum: "spécial", qui transforment nos héros en Dragoon et donne un surplus de puissance à celui qui a activé la commande. Un point point, simple mais redoutablement efficace.
Bande-son: Les musiques du soft sont inégales, mais restent dans la tranche supérieure par rapport à un travail peu recherché. Les musiques des villes sont adaptées à l'ambiance qui y règne, par exemple avec l'excellente musique de Lohan. Celle qui accompagne la carte du monde ne gêne pas. L'atmosphère sonore des lieux dangereux suivent très convenablement les décors, et la musique des batailles, étrangement, a beaucoup de mal à lasser, bien qu'elle n'aie rien d'exceptionnel, mais possède une bonne énergie. La piste sur laquelle on combat les boss est entraînante. On escorte tout cela de sons agréables et de voix présentes uniquement dans les combats (malheureusement) et on obtient une bande-son qui tient bien la route, avec des envolées de temps à autres.
Durée de vie: Le boîtier du jeu nous assure 80 heures de jeu. Selon nos goûts, on joue soit 25 heures de moins, soit 25 heures de plus, solution que je me suis approprié, avec pour ma plus grosse partie, plus de 115 heures de jeu. Si on suit le scénario qui tient sur quatre CDs à vol d'oiseau, on termine le jeu en une cinquantaine d'heures. Mais si on veut obtenir les 50 poussières d'étoiles servant à battre un boss secret, si on souhaite que tous nos personnages atteignent le niveau 60, niveau maximum, si on espère vider chacun des coffres du jeu, on arrive à 150 heures. Quans on sait qu'augmenter son niveau de 50 à 51 eput prendre 2 heures de combats intensifs, on comprend pourquoi. Tout cela est possible car l'histoire nous tient en haleine.
Scénario: Vous êtes Dart, un jeune homme vivant dans la région du Basil, en guerre depuis quelques temps contre l'empire du Sandor, gouverné d'une main cruelle et ambitieuse par l'empereur Doël. Votre amie d'enfance, Shana, est capturée durant l'attaque de votre village, Célesse. Vous partez donc à sa recherche, et grâce à un chevalier loyal et courageux nommé Lavitz, qui devient rapidement un ami proche de Dart, vous la libérez. Plus tard, vous découvrez qu'avant ces événements, le héros recherchait le Monstre du Mal, qui a tué son père après avoir mis à feu et à sang son village natal, Nihit. Et peu de temps après, une mystérieuse guerrière fait ressortir le pouvoir de Dragoon qui est en vous. Un Dragoon est un chevalier qui possède la capacité de contrôler un dragon et d'utiliser la magie, tout en volant. On les croyait disparus depuis une guerre vieille de 11 000 ans qui opposait les humains aux Voliens. Mais là, je commence à vous embrouiller. Certains personnages sont plus profonds que d'autres, mais tout cela baigne dans une ambiance tantôt bon enfant, tantôt grave et émouvante, malgré les caractères passablement caricaturaux des personnages. Le scénario monte en puissance, en tension et en enjeux, pour terminer par un classique mais logique combat pour sauver les mondes.
Si vous avez l'occasion de le trouver encore en magasin, achetez-le tout de suite. C'est une perle petite, certes, mais dont la valeur donne envie de le conserver et d'y rejouer.
Graphismes: 14/20 - Jouabilité: 16/20 - Bande-son: 14/20 - Durée de vie: 18/20
Scénario: 17/20
Intérêt: 17/20


hakan
mar 30 déc 2008 19:27