Kingdom Hearts 2
Comment décrire le plaisir de jouer à ce joyaux du magnifique monde vidéoludique qu'est le jeu vidéo? Jouissif, superbe, ultra-intéressant, en un mot: parfait, même avec ses (son?) défaut. Incroyable, très recherché, angélique, et j'en passe. C'est sans doute le meilleur A-RPG (Action-Role Playing Game) qui fut qui soit et qui sera. Et voici pourquoi, en un test purement amateur.
Graphismes: Les studios SquareEnix ont peaufiné un monde graphique impressionnant de richesse, tant dans la palette de couleurs tirée des chefs-d'oeuvre originaux que dans le difficile choix des textures. Je peux vous assurer que trouver celles qui conviennent pour un jeu pas en Cel-Shading (Graphismes type dessins animés) mais où on évolué dans des mondes de dessins animés, c'est TRèS délicat. Alors bravo messieurs-dames. Ce sont des univers riches en détails et en signes caractéristiques de chaque endroit qui nous sont proposés. En ce sens, c'est comme une réécriture littéraire: un hommage fidèle et sincère au film dont le monde est tiré. Et en plus, aucun ralentissement n'est au rendez-vous. Incroyable dans un jeu si dynamique et bien rempli. Les personnages se mouvent comme vous et moi dans les décors (ils sont bien sur bien plus souples, forts, athlétiques,etc que nous). Alors je vous demande de faire une standing ovation pour celui que je considère comme le plus grand character designer de jeux vidéos de notre époque: le grand Tetsuya Nomura! Cet homme a créé l'organisation maléfique la plus charismatique qu'il m'ait été donné de voir, et de loin. Chacun est plus stylé que l'autre, à part peut-être Larxene. Chaque héros est sans cesse valorisé, ne serait-ce que par son look. Magnifique, au même titre que le bestiaire, qui a été grandement renouvelé depuis KH 1er du nom: varié, coloré, humoistique même( par exemple le pugiliste de la Terre des lions). Tou cela, c'est du grand art. Le seul défaut, c'est l'aliasing, l'effet "escalier" des lignes. Si certains murs avaient été parfaitement droit, la quasi-perfection graphique aurait été atteinte. Un des seuls défauts du soft, qui paraît pour des gens comme moi, inadmissible. Je sais que je chipote.
Jouabilité: On ne peut pas s'emmêler les pinceaux tant tout à été concu pour la simplicité d'accès. On choisi notre action via les touches directionnelles, parmi un double-menu proposant 4 options chacun, même si la commande "attaquer" leur est commune. On appuie sur X, et le tour est joué. Simple et pratique, d'autant plus que grâce aux compétences, l'enchaînement varie ses coups et parades. L'interface est claire et très esthétique: double-menu en bas à gauche, en bas à droite visage du personnages avec jeuges de HP et de MP, plus la jauge de flux pour le personnage principal, Sora. Les problème de caméras appartiennent pour la plupart au passé, maintenant qu'elle est plus éloignée des trois compagnons qui servent d'équipe principale. L'action est donc plus lisible et agréable à l'oeil. Le menu contient toutes les informations utiles, ainsi qu'un résumé très complet de chaque événement qui s'est déroulé. On trouve cela dans le Carnet de Jiminy (Cricket, le criquet dans Pinocchio) ainsi que la liste des monstres, des missions subsidiares, des mini-jeux, etc terminé par un organigramme, décrivant l'histoire de tous les personnages qui évoluent à travers l'intrigue centrale du scénario.
Contenu: Les développeurs ont inclus 3 modes de difficulté, parmi lesquels seuls les modes Normal et Expert sont intéressants, car sinon la difficulté est bien trop faible. Si on joue en mode Facile, c'est uniquement pour profiter de l'histoire. Le mode Expert n'est pas insurmontable du tout, on subira simplement quelques Game Over durant la partie.
Bande-son: Le travail de mme Yoko Shimomura est plus poussé que dans le premier opus. Les thèmes des combats dans les différents mondes ne sont pas redondants du tout. Les musiques d'ambiance sont tirées directement des films et collent donc bien avec leur monde, avec un certain travail de réarrangements il me semble. Les clous de ce spectacle sonore sont les morceaux totalement originaux, dont le thème des combats contre l'Organisation, la musique du générique de fin totalement sublimée ou encore la musique précédemment utilisée dans la cinématique secrète de KH: Final mix, Deep Dive. Ajoutée à cela la version anglaise de Passion par Utada Hikaru, Sanctuary, chanson de l'introduction en images de synthèse, et on est plongé dans l'ambiance du jeu. Une réussite.
Durée de vie: En terminant le jeu que en long et pas en large, on voit les cinématiques finales au bout d'une trentaine d'heures. Mais le jeu est trop riche pour s'arrêter là. Beaucoup de mini-jeux et de quêtes viennent compléter l'aventure principale. Si l'on veut avoir la chance de voir la cinématique secrète, il faut avoir rempli le Carnet de Jiminy (en mode Normal et Facile en tout cas). Ce sont des tas de scores à atteindre, avoir eu tous les bonus des fusions de matériaux, avoir rencontré chaque personnage pour compléter sa liste, ainsi qu'un boss secret ultra-charismatique issu de Final Fantasy VII et ainsi de suite. De toute façon, votre périple vous fera visiter de nombreuses contrées des films Disney: Winnie l'ourson, Hercule, La Petite sirène, Aladdin, L'étrange noël de Mr Jack ainsi que le monde du château Disney voient leur mondes revisités. Des nouveaux mondes font leurs apparition: Tron, Mulan, La Belle et la Bête, Pirates des Caraïbes: la malédiction du Black Pearl, Le Roi lion et le court-métrage Steamboat Willie y ont un monde bien à eux. Les quelques mondes totalements originaux sont au nombre de 3 et sont: La Cité du crépuscule, La Forteresse oubliée et Illusiopolis. Donc il y a de quoi faire.
Scénario: Avec le sytème de combat, le deuxième gros point fort du jeu. Kazushige Nojima à écrit un scénario très fouillé, malheureusement parfois assez peu précis. Tout est histoire d'un garçon, Sora, qui possède une Keyblade, sorte d'épée en forme de clef géante. Les Sans-Coeurs, ennemis principaux du jeu la considèrent comme une menace. Ils veulent donc détruire son porteur, personnage que vous incarnez. Mais la très mystérieuse Organisation XIII (des gens tout de noir vêtus) envoient d'autres ennemis à ses trousses, des Similis. Bien heureusement, Sora est épaulé par le capitaine de la garde royale du roi Mickey, Dingo, ainsi que de son meilleur magicien, Donald. Paradoxalement, l'Organisation XIII prétend qu'elle se sert de Sora, bien que certains finissent par l'attaquer. Cela peut sembler confus, mais la force du récit réside dans des liens d'amitiés très forts, ainsi que dans la quête de sauver le plus grand nombre, tout cela dans une ambiance bon enfant lors des cinématiques. Tout à fait mémorable. Un petit bijou.
Je tiens à signaler que ce jeu n'est pas à réserver aux enfants, car l'histoire est magnifique et le jeu est parfois d'une violence mesurée, bien sûr. Voilà pourquoi je vous conseille vivement de l'acheter, car la puissance qui se dégage de ce jeu est extraordinaire.
Graphismes: 17/20 - Jouabilité: 19/20 - Contenu: 14/20 - Bande-son: 19/20
Durée de vie: 19/20 - Scénario: 19/20
Intérêt: 19/20



